Est-ce une espèce de nostalgie malsaine de l'époque où tout tremblant, je venais fébrilement rapporter mes péripéties pour que le monde sache quel enfer je vivais, ou alors peut être la curiosité toute aussi malsaine qui me taraude à chaque fois que je passe voir si il y a des curieux sur ces pages, sûrement les deux, mais peu importe, je suis revenu.
Alors comme le veut la tradition, je vous souhaite une bonne et heureuse année pleine de ces petits bonheurs qu'on peut se procurer et surtout de pouvoir d'achat supplémentaire, mais sans travailler plus parce que faut pas déconner quand même, on vit qu'une fois.
A part ça, tout le monde va bien ici, Bertille adore l'école et les deux grands sont sérieux dans la poursuite de leur scolarité. Quant à moi, je préfère ne pas parler de ma situation, je risquerais d'être grossier, les choses ne faisant qu'empirer dans ce monde sans pitié qu'est la hiérarchie. Mais c'est comme ça, Bertille a grandi et devait être socialisée au contact avec d'autres sauvageons de son acabit. Et puis je sentais que la France avait besoin de moi, alors pas de regret, il fallait retourner au boulot un jour.
Sinon, j'ai appris depuis peu par une journaliste de presse féminine qui m'a fait l'honneur de ses colonnes que je suis une sorte d'exception, et oui, seulement 3% des congés parentaux sont pris par des hommes, alors je m'applaudis car je le mérite.
Voilà, c'est sur cette pointe de modestie que je vous quitte, jusqu'à la prochaine fois peut être ...