Mercredi 9 janvier 2008
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23:01
Bon ben voilà, comme un cheveu sur la soupe, comme une lueur d intelligence soudaine au sein du parti Socialiste qui
comprendrait qu'il est enfin l'heure de se remettre au boulot, comme une bonne nouvelle inattendue émanant bizarrement de la bouche du porte parole du gouvernement, je
reviens.
Est-ce une espèce de nostalgie malsaine de l'époque où tout tremblant, je venais fébrilement rapporter mes péripéties pour que le monde sache quel enfer je vivais, ou alors peut être la curiosité
toute aussi malsaine qui me taraude à chaque fois que je passe voir si il y a des curieux sur ces pages, sûrement les deux, mais peu importe, je suis revenu.
Alors comme le veut la tradition, je vous souhaite une bonne et heureuse année pleine de ces petits bonheurs qu'on peut se procurer et surtout de pouvoir
d'achat supplémentaire, mais sans travailler plus parce que faut pas déconner quand même, on vit qu'une fois.
A part ça, tout le monde va bien ici, Bertille adore l'école et les deux grands sont sérieux dans la poursuite de leur scolarité. Quant à moi, je préfère ne pas parler de ma situation, je
risquerais d'être grossier, les choses ne faisant qu'empirer dans ce monde sans pitié qu'est la hiérarchie. Mais c'est comme ça, Bertille a grandi et devait être socialisée au contact avec d'autres
sauvageons de son acabit. Et puis je sentais que la France avait besoin de moi, alors pas de regret, il fallait retourner au boulot un jour.
Sinon, j'ai appris depuis peu par une journaliste de presse féminine qui m'a fait l'honneur de ses colonnes que je suis une sorte d'exception, et oui, seulement 3% des congés parentaux sont
pris par des hommes, alors je m'applaudis car je le mérite.
Voilà, c'est sur cette pointe de modestie que je vous quitte, jusqu'à la prochaine fois peut être ...
Par papa
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Publié dans : mon congé parental
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Vendredi 14 septembre 2007
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22:00
Certes, j'aurais pu choisir de paraphraser VOLTAIRE, HUGO ou je ne sais quel auteur de génie, mais non, signe de fatigue intellectuelle (la police
malheureusement met à mal ma stimulation cérébrale) sûrement due à ma reprise du boulot, j'ai choisi Jean Louis Aubert pour intituler ce qui sera probablement le dernier article de ce blog.
Remarque, RAFFARIN lui, a cité Lorie pour galvaniser les troupes vieillissantes d'un parlement à demi endormi. C'est pas mieux !
Alors voilà, ça y est, cette fois c'est vraiment fini. Après moultes angoisses et incertitudes concernant l'admission ou non de Bertille ainsi que la date de ma reprise, l'Education Nationale a
pris mon relais et j'ai repris mon train-train et mon uniforme pour securiser les rues de Marseille.
Ceci-dit, pas d'angoisse ni d'état d'âme particuliers, j'ai bien profité de cette période, j'ai eu la chance de profiter de mes enfants et de laisser travailler ma femme, j'ai découvert
le doux plaisir hebdomadaire du supermarché et des cons qui les squattent pour le plaisir, le ménage, la lessive, la bouffe etc... et surtout les conneries de Bertille
toujours faites avec un petit rictus moqueur en coin. (elle tient de son père vous dirait ma femme qui adore mon rictus et mon commandant qui le déteste tant il a compris à
quel point je le prends pour un con quand ce rictus apparait au coin de mes lèvres)
Je confesse m'être bien amusé à écrire tout ce que j'ai pu écrire, récits vrais ou un tantinet éxagérés, ce fut très enrichissant.
Je profite maintenant de l'occasion pour remercier tous ceux qui ont contribué à ce blog, vous tous, lecteurs commentateurs assidus (dis dix haies, Marie Claude, Vincent, Béné, Pépro, les
étudiantes cuistos pardon à ceux que j'aurais pu oublier) ou de passage, merci de l'attention que vous y avez portée.
(Par contre, je précise à l'attention des "journalistes" de "réservoir prod" -la fabrique des émissions putassières de Delarue- que si ils avaient accompagné leur sollicitations d'une
rétribution substancielle (soit pas mois de 20 000 euros), j'aurais alors peut être accepté d'aller me produire dans une de ces émissions (juste pour faire plaisir à ma mère).
Voilà, c'est bien fini, je passerai de temps en temps fébrilement voir si de nouveaux commentaires sont apparus, espérant que quelque lecteur égaré aura une question à la quelle je
pourrai répondre et me sentir important et qui sait, si ça me travaille, peut être changerai-je d'avis et je repondrai de temps à autres un petit article par ci par là.
Le temps est venu pour moi de vous dire au revoir, je vous laisse en vous souhaitant von courage à tous et n'oubliez pas qu'on ne vit qu'une fois, faites vous plaisir, et rassurez vous,
le ciel se gâte pour notre bon président, le bordel va arriver, on risque de se marrer.
salut à tous.
Par papa
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Samedi 11 août 2007
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22:37
L'assiduité avec la quelle je rédigeais ce blog à sa création s'est- vous l'avez constaté- totalement estompée, pour ne pas dire envolée.
Les frasques de Bertille et des deux autres, mes problèmes de remplissage de machine à laver, ou mes déboires au supermarchés me donnaient matière à ecriture, et j'avoue avoir pris du
plaisir à le faire.
Puis, les vacances sont arrivées, dépaysantes, distrayantes, fatiguantes et une petite lassitude s'est faite sentir, un petit moins d'envie, le soleil et la mer, bref, je le confesse, j'en
avais même oublié -par moments seulement- l'existance de ce blog.
Ceci dit, j'ai des circonstances atténuantes. D'abord, en septembre; l'Education Nationale a accepté de me relayer en septembre et par conséquent, je vais reprendre le travail. Non pas que
je sois converti au crédo présidentiel "travailler plus pour gagner plus", mais je savais que ce jour où j'allais retrouver ce monde cruel arriverait, alors, c'est décidé, le 01 septembre
2007, je serai à nouveau policier et ex papa en congé parental.
Cette perspective ne m'enchante pas spécialement, travailler de façon débile aux ordres d'une administration inhumaine (un ministère en fait dirigé par le tandem Sarkozy-Ortefeux plus
que par la potiche MAM) qui m'enverra chasser les sans papiers au lieu de tout faire pour arrêter les "vraies racailles", accompagné d'idiots qui
obéiront sans broncher,( incapables qu'ils sont de pouvoir réfléchir au bien fondé des missions qu'on leur confie ), il y a surement plus engageant, mais j'ai tant aimé ce boulot
que je rêve qu'il reste quand même une petite place pour moi.
Il me reste 3 semaines à passer avec les enfants, à me lever à des heures indues, à me raser quand je veux et à ne plus porter de montre avant de retourner affronter le monde de la
rue.
Voilà, je vais donc profiter de ces quelques jours de calme avant la grande tempête qui va secouer ma vie avant de revenir pour un article ou deux et laisser mourir ce blog.
Bonnes vacances à tous ceux qui ne sont pas encore partis ...
Par papa
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Mercredi 25 juillet 2007
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22:12
Nous revoilà. Désolé de cette absence mais le temps passe si vite et pris dans l'action, pas le temps et pas envie d'écrire, et puis les lecteurs habitués sont
eux aussi en vacances, alors bon...
Donc, puisque ce soir j'ai un peu de temps libre, je m'y remets.
Je vous avais quitté prêt à partir avec femme, enfants, soeur et neveu vers Orlando, la capitale mondiale du parc d'attraction pour un petit séjour de 3 jours/2 nuits.
Après le voyage de 4/5 heures en bagnole, plongeon dans la piscine de l'hotel et une bonne nuit, départ vers Universal Studio où on passera les deux jours parce que pour tout faire à Orlando, il
faut au moins 3 semaines et encore, sans enfants.
Bon que dire, en 2 jours on a fait la moitié des attractions, 1) parce qu'il fallait s'organiser pour garder les deux petits et 2) parce qu'on n'est pas dotés de la folie suffisemment necessaire
pour aller poser nos fesses dans les grands huit (roller coaster in english) locaux. Bon, ceci dit, on en a profité, efffets spéciaux et sensations qui hérissent les poils à gogo,
finalement, c'est un peu comme garder Bertille, à part que là, on ne risquait rien.
Ensuite, retour à Miami, rangementation en urgence des bagages, décollage le vendredi 13 à 15 PM vers Roissy.
Super vol de nuit et devinez quoi, Bertille a dormi, seulement je me suis sacrifié et ai veillé sur elle comme un bon père, car si je m'endormais, je risquais de m'affaler sur l'accoudoir que
j'avais du relever pour qu'elle puisse s'allonger, l'accoudoir aurait sous mon poids repris sa position horizontale et de fait, aurait probablement causé un écrasement facial et des lésions
irréversibles à cette pauvre enfant, donc, j'ai tenu le coup en regardant un film très nul sur un couple masculin de patineurs artinistiques affublés tous deux d'une composition capilaire du plus
bel effet, puis j'ai erré entre les toilettes du milieu et celles de l'arrière attendant patiemment l'atterissage.
Ensuite transit d'une nuit chez pépé et mémé où nous avons lachement abandonné nos trois enfants pour une quinzaine de jours, du moins le pensait on.
Retour à la maison en amoureux, plateau télé, pas d'obligation, le pied quoi.
L'insouciance régnait sur notre logis quand au bout de trois jours, mémé craque et me demande de revenir chercher les monstres, trop plein de vie, trop à fond tout le temps. Alors, ayant pitié de
mes parents, j'ai redecollé samedi pour trois jours en Essonne afin de récupérer les mioches.
Retour hier et journée chez l'autre pépé pour essayer la nouvelle piscine.
Voilà, en somme de super vacances mais quand même, c'était bon de revenir rien que pour la bouffe et pour notre chez nous...
Par papa
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Dimanche 8 juillet 2007
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03:58
Salut la France.
Ne vous fiez pas a la date de cet article, nous sommes samedi 07.07.07 9.30 pm, soit le 08.07.07, 03h30 en France, donc si vous n avez pas ete nvite au mariage de Tony et Eva, a cette heure
precise ou je tape ces quelques phrases, vous dormez.
Alors cette semaine, point d escapade Bahameenne, que de la Floride au programme.
en gros, rien de terrible, visite du dowm towmn (cente ville)de Miami, plage et baignades dans les eaux chaudes et limpides de south beach -prononcez saousse bitche- cet endroit
exhuberant qui sent la frime frime ou se trouve Ocean Drive -prononcez ocheune draille'v- avec musculation sur le bord de mer et concours de pectoraux pour ces messieurs et
concours d implants mamaires pour ces dames . Petit rappel, Ocean Drive, c est la ou Al Pacino gare sa caisse avant d aller decouper des types antipathiques avec qui il est pas d accord,
avec une tronconneuse dans une salle de bain, dans Scarface.
Au menu egalement escapade inoubliable a Key West avec baignade sur les plages locales avec de l eau encore plus chaude et encore plus limpide, feu d artifice de independace
day, replage etc...
Voila, le temps passe vite, les enfants se regalent, nous aussi mais le gros morceau est pour la semaine prochaine avec viree a Orlando.
On vous embrasse tous tres fort.
Salut la France.
PS ; Vincent, je regarde ps la Fox, je comprends rien a leur accent, je lis Libe sur le net. enfin, quand je ne suis pas dans l eau.
Par papa
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Mardi 19 juin 2007
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18:47
Salut la France. Alors voila quelques nouvelles de la famille.
D abord, atterrissage en douceur entre les palmier sur le tarmac de l aeroport international de Miami Floride Etats Unis d Amerique dimanche dernier a 3.45 pm heure locale soit 21h45 dans le
plus beau pays du monde. dix petites heures en avion engonce dans son demi metre d espace privatif avec 3 gosses qui refusent de dormir, dont l une (la plus petite pour ne citer
personne ) decide que le yaourt a plus de gueule sur le pantalon de maman, ou se levant brutalememnt tire les cheveux de la passagere du siege de devant, en voila une experience
traumatisante pour les parents. Allez, on se plaint pas, on aurait pu aller en vacances au camping dans la Manche ou en Lozere.
Une bonne journee lundi pour se remettre du vol, des courbatures, se deboucher les oreilles et changer l heure de notre horloge biologique et hop mardi at 8.30 am depart de notre bateau qui
5 heures plus tard nous a depose a Freeport / Bahamas. Je recommande le bateau, bronzette sur le pont superieur avec grand espace pour que les enfants se defoulent, beaucoup plus
tranquille et reposant que l avion. Cure de soleil, de repos, de coctiers et de sable blanc en perspective. Rate, on a eu le sable magnifiquement blanc et fin, on a eu les
cocotiers et des orages. Des bonnes vieilles pluies tropicales d eau tiede balayees par le vent. Juste quelques baignades dans l eau chaude et turquoise puis retour hier par le meme bateau. Voila
pour notre petite escapade. Ce week end, c est repos. enfin esperons ...
Salut la France
Par papa
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Mardi 12 juin 2007
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17:46
C'est non sans une certaine émotion, celle du papa fier de sa petite fille que je viens dire à la face du monde entier que ça y est. Je le dis sutout à ma mère
qui je le sais lit ce blog, maman rassure toi, ça y est !
Le printemps enfin stabilisé sur notre région, le chaud soleil -qui fait fondre le macadam frais et qui du coup colle aux tongs- enfin revenu, on a trouvé de bon ton de laisser Bertille
errer en couche, puis toute nue et de lui indiquer l'emplacement stratégique où se trouve le pot.
Rien cependant ne s'était passé, excepté un pipi arrivé brutalement sans prévenir sur la terrasse, le pot restait tristement inoccupé, quand soudain : hier, Bertille se met à courir en
direction des toilettes dont j'avais laissé la porte ouverte et y pénètre.
Je fais semblant de rien mais en écoutant, j'entends le bruit du pot qui bouge sur le carrelage, mon coeur accélère sa cadence, une goutte nait sur mon front large, certainement la conséquence de
ce moment anxiogène et plein de promesses, puis, la délivrance. "Papa, papa ga" ("papa papa regarde" en lagage bertilien). et pas peu fière de son oeuvre, elle me montre son pipi dans le
pot. Je retiens une larme (non je déconne) et lui dis plein de satisfaction Bravo Bertille. Elle s'applaudit puis repart vaquer ailleurs comme si de rien n'était.
Depuis, on a remis la couche et j'attends la récidive, j'attends toujours mais ca y est on est sur la voie de la propreté.
Ou alors, j'oserais une
autre explication plus politique, c'est un pipi de contestation pour accueillir la grande vague bleue qu'on va prendre sur la gueule, je m'interroge ...
Par papa
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Mercredi 6 juin 2007
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19:05
Alors aujourd'hui, je vais conter et montrer à ceux qui n'ont pas encore connu la joie d'avoir, un puis deux puis trois enfants en pleine forme, comment un
moment serein peut soudainement se transformer en cauchemar.
Tout va pour le mieux, un calme reposant mais anormal règne dans la maison. Les
enfants sont paisiblement occupés à des distractions basiques, du genre, lecture, dessin, télé, sieste, que sais encore. Là, l'opportuniste que je suis en profite pour lire le journal, administrer
mon blog, me mitoner dans mon coin un bon petit plat, disons un yaourt nature au sucre par exemple, voire dans les cas les plus extrèmes, m'assoupir involontairement sur le canapé,
usé par la difficulté et le rythme effréné de ma vie quotidienne qui serait surement plus tranquille si Dieu existait.
Et d'un seul coup, profitant vicieusement de mon manque d'attention certes coupable mais indispensable, les enfants, surtout les plus jeunes, abandonnent leurs activités et se mettent
tout à coup sans que l'on sache pourquoi à faire n'importe quoi. Mais là, quand on s'en rend compte, il est trop tard, l'imagination créative de Bertille qui s'exprimaient sur des feuilles de
papier blanc format 21/29.7 80g/m² s'est exprimée sur les murs du salon, et sur son corps de la tête aux pieds, les jouets qu'on avait mis 3/4 d'heure à ranger jonchent le sol un peu partout,
le frigo est ouvert, le sucre en poudre est toujours en poudre mais plus dans son paquet, etc... Bref, pour exprimer ce sentiment de désolation et d'impuissance devant tant de désastres, j'ai
trouvé cette petite vidéo catastrophe, juste pour dire que d'un seul coup, alors que tout allait bien, tout s'emballe, on ne contrôle plus rien et après, c'est trop tard, y a plus qu'à
constater les dégats. (mention spéciale à la musique du début complètement décalée )
Bon courage aux futurs parents qui ne savent pas ce qui les attend ...
Par papa
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Vendredi 1 juin 2007
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23:29
Alors voilà, ce soir pour le repas, j'étais plein de volonté, de bonne volonté évidemment. J'avais prévu - et finalement pas mal réussi - de faire
des "penne au canard, au gingembre et au zeste d'orange".
Evidemment, vu mes compétences cuisinistiques plus que limitées, j'avais besoin de calme
pour comprendre les instructions et pour que les connections de mes neurones puissent envoyer les bons messages jusque mes petites mains maladroites. L'heure de préparer le repas étant
sensiblement l'heure de laver les gosses, j'ai pu compter sur l'obligeance et la gentillesse de Tiphaine qui a accepté de prendre le bain avec sa petite soeur de façon à me laisser
oeuvrer à la cuisine.
Tout allait pour le mieux, après avoir glissé un petit CD dans le mange disque afin de bénéficier des bienfaits des harmonies Jazz du fabuleux jean Marie ECAY, j'avais réussi à couper les magrets
en lamelles, à peler le gingembre et l'avoir coupé en batonnets, alors que les zestes d'oranges donnaient une belle couleur orangée à la sauce à base de jus de
ces mêmes oranges. Je commençais la cuisson des pâtes une fois les magrets grillés quand, soudain, juste après le chorus accordéonnesque de la plage N° 4 de mon CD, il me sembla
entendre des cris d'effroi en provenance de la salle de bain. N'écoutant que mon courage, d'un geste ferme et précis, je plantai mon couteau de cuisine dans la planche à découper et parcourus en
courant les 17,78 m (en comptant le tour de la table basse) qui me séparaient de la baignoire. Enfin arrivé, alors que je reprenais mon souffle, je vis mes deux filles debout sur le rebord de la
baignoire, la petite en pleurs qui me disait, pragmatique et peu fière en me pointant l'intérieur baignoire du doigt :"papa, caca".
Et oui, une misérable crotte grosse comme une bille flottait à la surface de l'eau et avait suffit à faire fuire mes gamines hors de l'eau. Ce fut donc la fin du bain et par là
même la fin de ma tranquillité, j'ai essuyé et pyjamaté la petite, évacué la crotte coupable et nettoyé la baignoire avec ce spray à l'eau de javel super pratique, avant de repartir en
courant stopper la cuisson des pates.
Finalement, la cuisson des pâtes était parfaite, juste le temps d'un accident de bain...
Par papa
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Mercredi 30 mai 2007
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22:34
Redevenons sérieux, y a pas que la déconnade dans la vie, ça se saurait.
De la même façon qu'un gouvernement comprenant Christine Boutin est moderne et progressiste, je suis un véritable dieu des fournaux. Alors, vous qui l'attendez tant, je vous reglisse une nouvelle
recette, un gateau au chocolat.
Vous, femmes au foyer, mamans exemplaires, mères et épouses aimantes avez bien évidemment déjà votre recette de gateau au chocolat, ce gateau qui fait briller les yeux des enfants, comme la bible
fait briller ceux de Christine Boutin.
Donc, après avoir demandé à ma tendre et délicieuse épouse la recette qui ferait pétiller les yeux de mes petits, elle me dit entre deux portes en partant travailler en urgence et en retard "fais
comme un gateau au yaourt à part que tu mets du chocolat à la place du yaourt et tu bats le blanc des oeufs pour le faire plus moelleux, je t'aime mon amour à ce soir".
Autant dire que pour moi, c'est du chinois, mais plein de courage et de détermination, j'ai tenté de m'éxécuter aidé en cela par mes enfants.
"Bon les mioches, comment on fait un gateau au yaourt ?" Et oui, ils le savent eux.
Voici donc le dosage , 2 pots de farine, 2 pots de sucre, 1/2 pot d'huile, 3 oeufs, 150 g de chocolat noir 70% de cacao, levure et de la bonne volonté.
Maintenant, il faut mélanger, et si il y a des grumeaux, c'est pas grave, les enfants ont pris ça pour des pépites de chocolat. Et une fois mélangé, (ma tendre épouse ne me l'a pas
dit)je le trouvais bizarre, comment dire, un peu flasque, alors j'ai pris la responsabilité de le mettre dans le four à environ 200° jusqu'à ce que le trouve bien cuit, juste comme
ça.
Alors voilà ce que ça a donné :
Alors, il est pas beau ce plat qu'on a peint nous mêmes.
hé, qui c'est qui l'a bouffé. Bref, vous l'avez compris, les yeux des gosses ont pétillé, Christine Boutin n'a pas mangé notre gateau, on lui a cassé la gueule tout seul, j'ai pas eu le
temps de le photographier avant. Sur ce coup là, on est goumands, pas gourmets...